La santé du British

Le British est un chat à la santé globalement robuste, mais la race est exposée à certaines maladies, principalement la polykystose rénale (PKD) et la myocardiopathie hypertrophique féline (HCM).

La polykystose rénale est caractérisée par la formation de kystes dans les reins. Avec le temps, ils se multiplient et s’étendent, ce qui donne lieu à une insuffisance rénale.

Cette maladie est héréditaire. Si les parents ne sont pas atteints, les chatons ne le seront pas non plus.

Pour plus d'infos sur la PKD 

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La myocardiopathie hypertrophique féline correspond, quant à elle, au syndrome d’épaississement des muscles papillaires et du myocarde. Elle altère considérablement le fonctionnement du cœur. Le British, le Maine Coon, le Ragdoll et le Sphynx font aussi partie des races prédisposées à la HCM.

Pour plus d'infos sur la HCM

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Pour le reste, des soins réguliers, une alimentation adaptée et des vaccins à jour (typhus, rage, coryza, leucose féline) permettent au chat de mener une vie longue et de qualité.

Vaccination

Qu'il s'agisse d'un chaton ou d'un chat adulte, il est nécessaire de faire vacciner son chat pour le maintenir en bonne santé et éloigner certains risques de contamination.

Attention !

Si votre chat est malade ou affaibli, la vaccination n'aura pas ou que très peu d’effet sur l’immunité du chat. 

Au moment de la vaccination du chat, il est important que votre chat soit déjà en bonne santé.

Il devrait être nourri correctement et ne pas être porteur de parasites.

Durant les premières semaines qui suivent leur naissance, les chatons sont encore efficacement protégés par les anticorps de leur mère, qui se trouvent dans leur sang. Mais ils ne peuvent développer que partiellement leur système immunitaire contre les virus. Il est donc fortement conseillé de faire vacciner les chatons à l'âge de 8 semaines et de faire un rappel à 12 semaines pour garantir une bonne immunité. Le rappel devra ensuite être fait chaque année.

Même protocole pour les chats de salon qui n'ont pas accès au jardin.

Ils peuvent contracter certaines maladies sans avoir été en contact avec d'autres chats.

C'est notamment le cas pour le typhus félin et pour le coryza du chat (rhume du chat).

Stérilisation

Un chat entier est destiné à la reproduction.

Un chat de compagnie doit obligatoirement être stérilisé.

Mais pourquoi ?!

Car non seulement c'est la loi, mais en plus c'est préférable à sa santé.

Des chaleurs à répétitions  et non comblées peuvent provoquer chez la femelle des ulcères ou une pyomètre.

La pyomètre est une infection de l'utérus qui peut très rapidement conduire à la mort de la femelle.

Le mâle n'est pas lésé, il risque des infections urinaires et surtout vous le détesterez tant il marquera par son urine.

Et puis surtout, l'élevage n'est pas l'activité du dimanche ni du confinement ...

Il ne suffit pas de mettre papa et maman ensemble et d'attendre que tout se fasse tout seul.

Les risques de complications sont nombreuses et on ne s'invente pas éleveur.

Mais ça c'est un autre débat ...

Le coronavirus

Non, je ne parle pas du Covid-19 qui nous hante depuis 1 an.

Le coronavirus est présent chez TOUS les chats et dans TOUS les élevages.

Si une chatterie vous dit le contraire, soit elle ne sait pas de quoi elle parle, soit elle travaille dans un milieu complètement stérile et lorsque le chaton partira dans son foyer il sera confronter à un nouvel environnement "normal" et aura beaucoup plus de chance de déclencher des symptômes et d'aboutir à une PIF.

Maintenant c'est un travail titanesque de faire en sorte que le taux soit au minimum.

Petit élevage avec petite population féline et grands espaces de vie, hygiène irréprochable, vaccination des membres à jour (leucose comprise), limiter le stress (le plus grand ennemi du chat), etc ...

Le taux de coronavirus est variable.

Un chaton/chat en bonne santé et dans de bonne conditions de vie aura un taux proche de zéro.

Un chat stressé, affaibli ou immunodéficient verra son taux plus haut.

Le coronavirus se présente sous 2 formes :

La bénigne sous forme entérite  (un genre de gastro)

Ou plus grave, une péritonite infectieuse féline  (la PIF)

La grande majorité des chats ne va pas développer de maladie ou bien l’éradiquer avec leur propre système immunitaire. La suspicion amène le vétérinaire à faire des analyses de selles ou des tests sérologiques. Cependant, ces analyses détectent la présence d’anticorps et du coronavirus, sans faire la différence entre la forme entérite et la péritonite infectieuse. L’examen clinique et les symptômes présentés par le chat sont donc tout aussi importants.

La pif est la bête noire de tous les éleveurs et propriétaires de chats.

Elle arrive parfois comme ça, sans raison apparente, et même en prenant toutes les précautions possibles.

Heureusement de nos jour un traitement est possible. Très coûteux, long, difficile, pas 100% efficace et inconnus de nombreux vétérinaires. Mais il existe et de nombreux chats y ont survécu.